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Yann Besson présente l’Atelier d’Arthur

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Yann Besson présente l'Atelier d'Arthur

L’Atelier d’Arthur perpétue le concept de François Xavier Tourte

Arthur Dubroca et Alexandre Aumont , les deux archetiers de l’Atelier d’Arthur, rue Truffaut à Paris, fondent leurs travaux sur un rapport optimisé entre la cambrure et l’équilibre, dans la droite ligne de ce que François Xavier Tourte avait initié en découvrant les vertus du bois de Pernambouc et son parfait compromis entre la rigidité et le poids.

Les baguettes droites sont courbées, puis le diamètre et la cambrure sont ajustés, et un taquet talonné de nacre vient fixer la mèche de crin… bref, l’âme du maître habite toujours l’Atelier d’Arthur !

Pour la conservation des ressources naturelles

L’atelier d’Arthur contribue à préserver le pernambouc, essence de bois brésilienne utilisée pour fabriquer les archets depuis presque 3 siècles, par le biais du programme IPCI-COMURNAT (International Pernambuco Conservation Initiative et Confédération des métiers et des Utilisateurs des Ressources de la Nature)

Contacter l’Atelier d’Arthur

L’Atelier d’Arthur est un lieu singulier où se créent des liens entre les luthiers, les archetiers et les musiciens.

Coordonnées

3 rue Truffaut
75017 Paris

➥ +33 (0) 1 55 06 12 01

Alexandre Aumont développe…

Chaque archet a sa personnalité ; il est adapté à l’instrument qu’il sert…

Un archet de violon mesure de 70,5 à 73 cm. Son poids : 60 à 62 g. L’archet d’un violoncelle – qui ne dépasse pas 70 cm – pèse entre 80 et 82 g. L’archet de contrebasse est beaucoup moins standard mais il pèse environ 135 g.

L’archet a beaucoup changé au fil du temps, en fonction, aussi, de la technique du jeu. On imagine bien qu’un archet pour du violon de jazz est différent d’un archet de l’époque romantique.

On utilise, pour la mèche, du crin de cheval de Sibérie ou de Mongolie. Ces chevaux vivent à l’état semi-sauvage.

Hormis la mèche, il y a trois éléments : la baguette, la hausse et le bouton. Rien n’est collé. Tout est ajusté pour pouvoir retirer la mèche.

En fait, nous réalisons l’outil du violoniste. C’est pour cela que nous sommes des artisans et non pas des artistes. On travaille la matière, on doit trouver le crin approprié à l’archet. Il faut une mèche très fine pour un archet de violon. Cela s’évalue au toucher.

De nombreux archetiers contemporains créent des modèles ; nous nous inspirons plutôt de l’ancien. On ne part pas à l’aventure.

Selon l’archet, la cambrure est différente, ce n’est pas standardisé. C’est un domaine vaste et compliqué. Quelquefois, un violoniste a deux archets. Bien plus souvent, un seul. Les archets ne sont pas les mêmes, selon le répertoire favori de l’interprète.

Le crin de l’archet classique, nettement moins cambré que l’archet baroque, est plus libre que sur un archet moderne où le montage est plus tendu. Les archets baroques, utilisés par Tartini ou Vivaldi, ont une sorte de tête de brochet. Corelli utilisait un archet court… Ce sont des lutheries différentes. Il est bien évident que solliciter une corde en boyau ou une corde en métal suppose un montage différent…

Cela relève du ressenti. C’est difficile à mettre en mots.

L’archet que nous utilisons aujourd’hui est né à la fin du XVIIIe siècle avec le développement de la musique de chambre grâce à Haydn et Mozart, notamment. Il y avait une importante recherche sur les instruments et, surtout, les archets en Angleterre, en France et en Italie. A la fin du XVIII e, tous les violonistes virtuoses venaient à Paris. On disait alors, dans toute l’Europe, que “la lutherie est italienne et l’archèterie française”. Les grands archetiers sont apparus en France au XIXe siècle. Ces archets sont les plus recherchés au niveau international.

Arthur Dubroca précise...
Nous ne sommes pas des artistes ; nous sommes des artisans car nous reproduisons un outil.
Certes, il y a une part de style, de coup de main. Ce qui compte, c’est la relation avec le client. Nous écoutons sa demande, nous traduisons son attente.

L’Atelier d’Arthur… avant 2004

Arthur DubrocaArthur Dubroca est le fondateur de l’atelier d’Arthur. Comme Yann Besson, Arthur se forme à l’École Nationale de Lutherie à Mirecourt. Il y prépare son Certificat d’aptitude professionnelle, son Brevet de technicien, puis obtient en 1993 son Diplôme des Métiers d’Art de lutherie.

Durant l’année 1995, il est l’assistant de Mads Hjorth, luthier à Copenhague au Dannemark.

En 1996, il devient respectivement l’assistant et le chef d’atelier de Jean-François Raffin à Paris et achève ainsi son parcours initiatique.

L’Atelier d’Arthur… depuis 2004 !

Se sentant prêt à voler de ses propres ailes et désireux d’initier son univers professionnel, Arthur Dubroca crée l’Atelier d’Arthur en 2004.

C’est à partir de septembre 2005 qu’il commence à travailler avec Alexandre Aumont.

Alexandre sera récompensé en 2007 d’une médaille d’argent au Concours International d’Archeterie de Manchester pour la réalisation d’un archet de violoncelle.

Au sein de leur atelier d’archetiers, ils mettent au point de techniques nouvelles de restauration, mais réalisent également des répliques d’archets historiques et des archets contemporains pour la musique baroque et d’autres courants musicaux plus récents.

Tradition, innovation et ouverture

L’Atelier d’Arthur accueille régulièrement des amis luthiers et des élèves de l’École Nationale de Lutherie à Mirecourt à l’occasion de stages ou d’échanges professionnels.

En dépit d’une solide réputation construite sur la restauration, l’Atelier d’Arthur fabrique également des archets. Arthur et Alexandre puisent leur inspiration et leurs modèles parmi les auteurs français du XIXe siècle.

Les deux archetiers associent leur talent à celui d’autres luthiers et archetiers en adhérant au Groupement des Luthiers et Archetiers d’Art de France.

L’approche singulière de l’Atelier d’Arthur

L’Atelier d’Arthur est un endroit qui privilégie pour les rencontres entre les artistes qui gravitent autour de la musique. Les musiciens y sont à l’aise pour exprimer leurs attentes et les archetiers écoutent attentivement pour en partager le sens.

La convivialité se conjugue au professionnalisme pour faire de l’Atelier d’Arthur un haut lieu de l’archeterie.

Les archets fabriqués dans l’Atelier d’Arthur qui émanent toujours d’une relation particulière sont de fait, uniques.